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La performance énergétique des logements vue par les DPE - 08/04/2017

La performance énergétique des logements vue par les DPE

Le SOeS publie plusieurs analyses exploitant le large spectre d’informations contenues dans l’enquête Phébus et réalisées par des auteurs venus d’horizons divers.

 

Afin d’apporter des éclairages sur la consommation d’énergie des ménages, une intéressante publication éditée par le service de l'observation et des statistiques (SOeS) rassemble des analyses exploitant le large spectre d’informations contenues dans l’enquête Phébus (juillet 2014) et réalisées par des auteurs venus d’horizons divers.


Conscient de la difficulté de rendre compte de la diversité des situations de précarité énergétique, l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) propose notamment de caractériser des populations en situation de précarité énergétique à partir de plusieurs indicateurs. Ils renvoient à deux approches complémentaires : celle de l'effort financier, et celle plus subjective de la déclaration du froid. Le calcul de trois de ces indicateurs à partir de l'échantillon Phébus des ménages disposant d'un DPE (environ 2 400 logements) montre que les indicateurs ciblent des populations relativement distinctes. Les indicateurs de taux d'effort énergétique supérieur à 10 % (TEE-3D) et l'indicateur des bas revenus et dépenses élevées (BRDE) ont une large intersection (1,2 millions de ménages), tandis que l'indicateur de déclaration de froid au cours de l'hiver précédant (FR_3D) cible un groupe de ménages plus distincts des deux premiers. L'ensemble de ces populations serait de l'ordre de 4,8 millions de ménages, soit environ 18 % de la population française.

 

Or la proportion de ménages ciblés par les indicateurs augmente à mesure que l'étiquette de performance énergétique de leur logement se détériore. Le TEE_3D concerne par exemple 5% des logements en étiquettes C, D, E, 10% des F et presque 15% des G.

 

On peut ainsi penser que les DPE déforment l’appréciation des consommations réelles des ménages. Ceci est confirmé par d’autres études de cette publication (à l’instar de l’étude sur l’effet rebond du CSTB) qui montrent qu’il y a des écarts importants entre les consommations conventionnelles (DPE) et réelles (facturées), d’autant plus grands que les étiquettes énergétiques sont mauvaises.


Une meilleure performance énergétique pour les logements ayant fait l’objet de travaux et ayant bénéficié d’une aide de l’Anah ou d’une aide des collectivités locales


Une autre analyse publiée dans ce document porte sur des logements ayant fait l’objet d’un DPE conventionnel, permettant, grâce à une méthode de calcul homogène, d’établir des comparaisons sur l’ensemble du parc de logements. 16 % des logements n’ayant pas fait l’objet de travaux entre 2008 et 2013 ont une étiquette énergétique A, B ou C en 2013. Les logements ayant bénéficié d’une aide des collectivités locales ou d’une aide de l’Anah ont une part de logements classés A, B ou C supérieure à 20 %.


En ce qui concerne les aides de l’Anah, les travaux subventionnés par le programme « Habiter Mieux » de l’Anah doivent en effet garantir une amélioration de la performance énergétique du logement d’au moins 25 %. À l’inverse, les ménages ayant bénéficié de la TVA à taux réduit ou d’une « autre aide » présentent la part des logements F et G la plus importante, avec 34 %.


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